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LA BUTTE CHALMONT Un monument à part ...
Sur la Butte Chalmont, culminant à près de 155 mètres d'altitude, se dresse le monument aux « Fantômes », monument national situé au bord de la D229, entre Beugneux et Wallée.
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Le chemin de randonnée de la butte de chalmont
Gigantesques et Immobiles au sommet d'une colline, un groupe compact d'hommes fait face à l'horizon figé dans une attente éternelle. Plus on s'approche, plus la scène paraît irréelle et incompréhensible.
Taillés dans un granit rose de Bretagne, ces hommes de pierre de 8m de haut ont été figés là en 1935 par le sculpteur Paul Landowski en souvenir de la 2e bataille de la Marne. Il s'agit de sept soldats ayant survécu à l'offensive, représentant les différents âges et les différentes armes des mobilisés, et entourant un spectre sortant de son linceul. Paul Landowski, lui-même soldat de la Grande Guerre, s'était promis ainsi de « relever ces morts et de défoncer la colline d'où jailliraient les morts dressés » (1928)

A leur pied, en contre bas de la colline et devant les 4 paliers de marches symbolisant les 4 années de souffrance, se dresse une femme portant bouclier : la France. Le sculpteur disait d'elle : « Elle avance, toute droite, sans un geste, un vent léger dans les cheveux. Sa seule arme est défensive, un bouclier portant les trois déesses qui font la devise de la France : Liberté, Égalité, Fraternité. Il faut que ce soit une force irrésistible, en marche ». De chaque côté de la « France », deux stèles cubiques commémorent les bataillons ayant combattu lors de la deuxième Bataille de la Marne

Le site a été financé à l'époque par une souscription nationale et est aujourd'hui classé aux Monuments Historiques. Deux Présidents de la République se sont rendus officiellement sur le monument des « Fantômes » : Albert Lebrun le 21 juillet 1935 pour son inauguration tandis que l'académicien Maurice Genevoix en prononçait l'éloge, et en 1968, le Général De Gaulle, venu commémorer le cinquantième anniversaire du « coup de poing de Foch » de juillet 1918, et uqi fit par la même occasion sa dernière allocution en public.

Paul LANDOWSKI (1875-1961), sculpteur de renommée internationale, né à Chézy-sur-Marne, près de Château-Thierry fut directeur de l'École des Beaux-Arts de Paris et sculpta le Christ qui domine de ses 38 mètres de hauteur la ville de Rio de Janeiro au Brésil, tout comme la statue de Saint Geneviève à Paris, patronne de la capitale et le monument aux morts du Maréchal Foch aux Invalides.



Cimetières militaires et monuments


BUZANCY

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Cimetières militaire: Dès le 21 juillet 1918, les Américains de la 1ère Division se battaient à Buzancy, sans pouvoir tenir leurs positions. Ce sont donc les hommes de la 34ème Division anglaise et de la 51ème Division écossaise, qui parviendront à conquérir ce village du 23 au 28 juillet.
Située au nord-ouest de Buzancy (bien indiquée), cette nécropole contient 335 tombes de soldats tombés, en majorité, en 1918. Dix-huit tombes identifiées sont de 1914. Elle a été érigée par la 15ème division britannique à côté d'un cimetière français dont les corps ont été transférés, depuis, dans la nécropole nationale d'Ambleny. Après l'armistice, plus de 225 tombes, provenant du proche champ de bataille, ont été rassemblées ici.
Situé dans la nécropole, un monument (photo 4), qui rend hommage à la 51ème Division écossaise qui a combattu dans le secteur, a été élevé le 10 août 1918 par le Génie français de la 17ème Division (9/51). On peut y lire : "Ici fleurira toujours le glorieux chardon d'Écosse parmi les roses de France".


Monument américain: situé au croisement de la D1 et de la route de Buzancy, ce monument a été érigé en 1919. Lors de l'offensive du 18 juillet 1918, la 1ère Division américaine pénétra de 11 km dans les lignes allemandes, prenant Berzy-le-Sec et atteignant Buzancy. Cette division perdit 2.213 hommes et compta 6.347 blessés.


PARCY et TIGNY

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Cimetière militaire allemand: Située au bord de la D83 (à gauche) qui relie Hartennes à St Rémy-Blanzy (après être passé sous la D1), cette nécropole, édifiée par la France en 1921, contient 4.256 corps (croix en métal) dont 2.124 en ossuaire. Tous ces soldats sont morts en 1918 (sauf : 1 en 1914, 1 en 1915, 2 en 1917 et 3 sans dates). A noter qu'on y trouve également deux soldats morts en 1920, probablement des prisonniers de guerre : Karl Greindl, mort le 10 août 1920 et Johann Wurziner, mort le 10 janvier 1920.

Monument 5e division: Situé à côté de la nécropole allemande de Parcy-Tigny (!), au bord de la D83 qui relie Hartennes à St Rémy-Blanzy (après être passé sous la D 1), ce monument est à la gloire de la 5è Division de cavalerie. Il a été inauguré le 6 mai 1928.


La Raperie, cimetière anglais : Cette nécropole est située à l'entrée du village, au carrefour des routes de Villers-Hélon et de Hartennes (D1280 et D804), un peu à l'écart dans les champs. Elle contient 612 corps de soldats britanniques, dont 114 inconnus.
La râperie est une usine permettant d'extraire le sucre des betteraves. Elle devint le lieu de terribles combats lors de la contre-offensive du Général Mangin, partie de la forêt de Retz le 18 juillet 1918. La 15ème "Scottish" division et la 34ème, sous commandement français, combattirent autour de Villemontoire du 23 juillet au 2 août. Il ne resta que des ruines de la râperie, encore visibles un peu au nord de la nécropole qui fut édifiée après l'armistice. On y regroupa les tombes isolées mais aussi celles provenant de petits cimetières situés à Billy-sur-Ourcq, Parcy-et-Tigny.
Près d'ici, se trouvait, à moins de 400 mètres, le Raperie quarry cemetery, érigé par la 15ème division le 9 août 1918, il contenait les corps de 103 hommes et officiers, essentiellement du 9ème Royal Scots, qui étaient tombés les 1er et 2 août.


Léon Lenouvel, pilote et observateur aérien, né en 1891, nommé dès septembre 1914 sous-lieutenant de réserve au 98ème R.I.,et affecté aux services aéronautiques en mai 1915, passa quelques temps près de Villemontoire en septembre de la même année. Il prit, à cette époque, une photographie de la râperie (photo 4).
Il termina la guerre avec le grade de capitaine, nommé chef du service de la photo aérienne, décoré de la croix de guerre avec cinq citations et Chevalier de la Légion d'Honneur. Sa famille lui consacre aujourd'hui une page sur leur site consacré essentiellement à la généalogie et à la présentation de leur village. Je remercie ses petits-enfants pour l'autorisation de publier cette photo.
De la râperie, aujourd'hui, il ne reste qu'un vaste emplacement, juste au nord de la nécropole, identifiable par quelques alignements de pavés (photo 5), où est stocké, à l'occasion, le fumier provenant d'une exploitation agricole voisine.




VILLEMONTOIRE

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Monument 67e RI :Situé à l'entrée du village, au carrefour des routes de Villers-Hélon et de Hartennes (D1280 et D804), ce monument à la gloire du 67ème R.I. est un peu particulier puisque ce régiment n'est autre que celui de Soissons (à quelques kilomètres au nord). Inauguré le 21 septembre 1938, ce monument à été détruit par les Allemands le 1er novembre 1940 et reconstruit après-guerre.
On peut y lire : "Le Général commandant la Xème Armée cite à l'ordre le 67ème R.I. sous la conduite énergique et éclairée du Colonel Grillot. Après avoir enlevé d'assaut Villemontoire très fortement organisé, clef de la position ennemie et s'être maintenu malgré six contre-attaques, ce qui a puissament contribué à la retraite des Allemands, a vigoureusement talonné ceux-ci, les refoulant à trente kilomètres, capturant 716 prisonniers dont 26 officiers et 97 mitrailleuses. Le Général Mangin". La prise de Villemontoire eut lieu le 25 juillet 1918.


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