Communauté de communes du Canton d'Oulchy-le-Château
  
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SAINT REMY BLANZY
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Population : 203
Maire : Marina CARETTE
Horaires de permanences de la Mairie : mardi 17h30-19h, jeudi 10h-12h
Tel/fax de la Mairie : 03 23 55 30 74
Nom de la secrétaire : Mme DURANEL
Site de la commune : http://saintremyblanzy.over-blog.fr/

Historique de Saint-Rémy-Blanzy
L'église fut bâtie au lendemain de la guerre de Cent Ans, probablement vers 1460, en remplacement de celle qui avait été détruite pendant les hostilités qui opposèrent Armagnacs et Bourguignons. Le manoir lui aussi est de la fin du XVe. Il appartenait depuis le Xllle siècle à la Famille de Conflans, descendants de Jean de Brienne, Roi de Jérusalem, qui le céda ensuite au Comte de Damas seigneur de Billy, Rozet et autres lieux. Fin novembre 1609, Henri de Condé premier prince de sang arriva dans ce château accompagné de son épouse, Charlotte de Montmorency, qu'il voulait soustraire aux assiduités de son oncle le Roi Henri IV.

On sait peu de choses sur les origines de la commune. A-t-elle vu le jour un peu avant l'arrivée des Gaulois ? Le nom de la Fontaine aux Chênes indique peut-être qu'il y avait des Druides. A l'appellation de Saint-Rémy est accolée celle de Blanzy. Ce hameau était en 1460 une prévôté dépendant de l'Abbaye Saint-Faron de Meaux. L'étymologie de ce nom de Blanzy viendrait du latin « Blanditive » qui signifierait « Caresse ». Dans les dépendances de Saint-Rémy à noter aussi la ferme de Fronteny qui appartenait en 1191 à Saint-Jean des Vignes, où il existe une superbe grange du Xlle. Les registres de la paroisse remontent à 1621, le curé était un nommé Fournier originaire d'Oulchy. Le premier seigneur connu est Geoffroy de Saint-Rémy 1217. Comme dans tous les petits villages la population a diminué. C'est ainsi qu'on dénombre en 1760 quatre vingt un feux, en 1800 trois cent soixante-neuf habitants contre trois cent quatre-vingt-quatre en 1859. Si on remonte plus loin dans le temps, on enregistre en 1693 quatorze naissances, dix-neuf baptêmes, six mariages. Un quartier du village s'appelle « La Follye » cette appellation dans les temps anciens équivalait à « Plaisance ». Il semble donc que ce quartier était au xve siècle, le jardin du manoir. Comme dans l'Ile de France et la Champagne, le pays a beaucoup souffert de la guerre de Cent Ans, il est probable que les terres restèrent plusieurs décennies sans être cultivées. Les guerres de religion laissèrent également des traces. En 1814 les coalisés y cantonnèrent et il paraît qu'un cosaque resta dans la paroisse, le fait n'étant d'ailleurs pas isolé. Cinquante-sept ans plus tard ce furent les Prussiens qui séjournèrent dans le village. Il paraît même que les habitants s'enfuirent dans les bois avec les animaux de façon à les soustraire à la réquisition. Fin août 1914 les troupes du Kaiser déferlent, y repassant d'ailleurs aussi vite dix jours après à la suite de la victoire de nos troupes sur la Marne. En 1914 il n'y eut pas de destructions, il n'en fut pas de même en 1918. Les Allemands étaient revenus vers le 30 mai. Le 18 juillet une offensive partant de la forêt de Villers-Cotterêts était dirigée par le Général Mangin, Saint-Rémy resta trois jours sur la ligne de feu, beaucoup de bâtisses furent abîmées. Enfin en 1940, sans doute le 10 juin, le peu d'habitants qui restaient, virent arriver les blindés du IIIe Reich, la délivrance par les troupes américaines ne viendra que le 28 août 1944. Aujourd'hui, toutes les traces de ces conflits sont effacées.

L'EGLISE Le clocher, haute tour carrée, est surmonté d'un dôme, en forme de ciborium, soutenu par des pilastres corinthiens cannelés. De la plate-forme, la vue s'étend loin, sur la compagne semée de villages et de fermes, (Plessier-Huleu, Blanzy, La Loge...) sur le paisible "ru des Gorgeats" qui coule vers la vallée de Nadon. A l'Ouest, s'étend la forêt de Villers-Cotterets. Dans la tour se trouvent trois cloches qui portent chacune une inscription dont voici la traduction : 1. "Cette cloche a été nommée Félicité par Joseph Boulanger son parrain et demoiselle Félicité, sa marraine, en 1829." 2. "Cette cloche a été nommée Marie-Jeanne par Louis Duchesne, cultivateur, son parrain et dame Marie-Jeanne Fromy, épouse Doffins, sa marraine, en 1829." 3. "Je m'appelle Lucille. J'ai été bénite par Cerveaux Boétien, curé de cette paroisse, le 20 Avril de l'an N .S.1843. Mes parrain et marraine furent M. Leguillette Victor et Melle Ferté Lucille, représentant leur père et mère M. A.N. Ferté et Mme Leguillette, née Gaillard parrain et marraine de l'ancienne cloche. Joseph Boulanger, maire. Trois ogives élégantes ornent la porte occidentale, se sont les restes de l'ancienne église datant du XIIIe siècle. A l'intérieur, l'église se compose d'une nef flanquée de deux collatéraux et d'un choeur. Elle est soutenue par de gros piliers, le clocher étant supporté par la dernière travée. Le sanctuaire à trois pans est décoré de fenêtres flamboyantes. Le maître autel ainsi que les deux autels qui occupent les chapelles latérales et les retables qui les surmontent sont en bois sculpté datant du XVII° siècle.